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Il arrive dans la vie d'un pèlerin, de se retrouver loin de tout : de ses amis, de sa famille et du bon goût aussi des fois. Ce blog narre ma passionnante vie de gars trop cool au Japon pour une période de 6 mois. Pour certains c'est long, pour d'autres c'est le temps de faire une fausse couche alors qu'on venait d'acheter un scooter pour le futur beauf junior. Sur cette note de bonne humeur, je vous souhaite une joyeuse lecture.

lundi, mai 23

Et ce n'est même pas pour X-Japan


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Originally uploaded by kangoosport.
En rôdant du côté de Nara ce dimanche, j'aperçois un surprenant spectacle vers la fontaine. Le véritable spectacle n'était pas les musiciens qui officiaient à cet endroit, mais plutôt les groupies devant. Ce qui était assez drôle était que ce groupe n'était pas du tout connu, mais le simple fait qu'ils se produisent dans la rue a provoqué l'hystérie des jeunes filles massivement présentes. Pour reprendre un concept cher à Luis et à moi : je suis fan des fans des groupes japonais. C'est génialissime d'assister à toute cette fougue irraisonnée dont les cris incohérents et brouillons traduisent une émotion si intense que même les "artistes" étaient décontenancés par autant de succès imprévu.

Pour vous décrire plus précisément la scène, vous pouvez voir la pauvre bouille de nos guitaristes totalement sous le choc émotionnel de voir autant de fans réunis pour eux. Les groupies se prennent en photo tour à tour avec une pose spécifique pour chacune d'elle, et le présumé chanteur tente de personnaliser chacune des photos par des poses "spéciales". A chaque photo prise vous pouvez entendre un cri de jouissement collectif féminin qui vous fera surtout penser à la présence d'un satyre.

Oui ici, vous pouvez être Patrick Bruel à tous les coins de rue.

"Leuw lunwedi au soleeeeeil"

Vous savez, dans la vie de tout homme, il arrive parfois que la chance se debloque et s'offre a lui tel un mouchoir a la main droite d'un adolescent en proie a sa propre puberte naissante. Le dimanche de la semaine derniere etait assez agreable pour presager d'une bonne suite dans un futur plus que proche. Et je pense que le dieu des pelerins partis s'exiler au Japon a entendu ma priere, puisque depuis vendredi soir j'ai eu, pardonnez moi l'expression populaire, le cul borde de nouilles.

Vendredi soir je dine avec un collegue dans un restaurant de ton-katsu (du porc pane, c'est de la bombe de balle) a Nara et je passe reellement un tres bon moment, chose qui peut surprendre pour un diner entre collegues. Puis la diner fini, je rejoins quelques amis a Shin-Omiya pour prendre un verre. En toute theorie, nous aurions du aller dans un isakaya, car le concept du bar n'est pas du tout repandu au Japon. Mais Marc (un belge tres cool) a repere un bar a l'ambiance bien festive en venant me chercher a la gare. En y arrivant, nous constatons en effet que c'etait carrement un bar avec une scene. J'apercois les instruments de musiques, je me demande si nous passons apres la bataille ou si le meilleur reste a venir.
Je decris un peu le cadre : une sorte de bar rempli de japonaises a l'allure allechante et des japonais qu'on ne remarque pas (pas tres nombreux, et ceux que l'on remarque ne gagnent pas a etre connus), et le comptoir est rempli de bouteilles familieres pour les etudiants que nous sommes. J'apercois le prix de TOUTES les boissons : 500 yens (25 francs). J'en profite alors pour me rememorer un doux et vert souvenir qu'un ami m'a fait recemment decouvrir pour la nouvelle annee (Pascal si tu me lis, cette dedicace est pour toi), et il est assez etrange de voir que le barman est surpris de voir un tel melange. En fait, tout le monde l'etait mais tout le monde a aime, donc ca va. La "bonne humeur" s'empile avec les verres et tout le groupe s'enfourbe dans une affection ethylique qui n'est pas encore a un degre pathetique (et qui ne le sera pas).
Le concert commence et c'est de la reggae-dub qui berce mon debut de mal de crane. Ca va, ce n'est pas trop violent. Nous remarquerons que le groupe est appareille de vetements a la connotation jamaicaine, et le chanteur semble emporte par une espece de spritualite conique. Oui, moi aussi je croyais que ca ne se trouvait pas si facilement que ca.
Pendant la soiree, un francais etait au taquet, bien qu'il soit maque, et avec Marc, il nous a paru bon de tenter de mongoliser afin de diminuer ses chances de 50%. J'avoue qu'on a lamentablement echoue, mais la charmante demoiselle etait pete comme un cul.
La soiree se finit assez tot pour moi a cause des horaires des trains, et j'ai vraiment mal a la tete. Je rassemble mes derniers efforts afin de ne pas tituber, ce que je reussis avec classe. Une fois chez moi, le seul triste reflexe que j'ai est d'aller sur irc pour exprimer mon amour envers les gens que j'aime. Bref.

La nuit se passe bien et samedi matin, je suis operationnel pour passer la journee avec Marc et 2 japonaises a Osaka. Ca sent le plan lose mais en fait c'est devenu un plan potes, ce qui est tres appreciable. Le theme de la journee etait simple : on choppe un apn, une guitare et un telephone portable. Ca s'est fait assez vite, ce qui nous a laisse pas mal de temps ensuite pour faire connaissance tous ensemble. D'ailleurs, les japonaises ont ete assez excellentes lors de la negociation pour l'apn, j'ai gagne 10000 yens sur le T7 de Sony (non je ne suis pas un jacky).
Pour le dejeuner nous sommes alles dans (je pense) le meilleur restaurant de katsu-don du monde. Le katsu-don est en fait un ton-katsu avec de l'omelette et cuisine dans une sorte de sauce. A la base c'est tres bon. Mais la c'etait succulent et pas cher du tout (850 yens pour le katsu-don boom boom). Le restaurant etait tres etroit : il y a 7 places je crois voire 9 et on est dans une sorte de couloir (comprendre que la salle etait plus longue que large et pas longue du tout). Les cuisiniers sont pile devant vous et pratiquent devant vous quelque chose qu'on peut apparenter au Kung Fu du katsu-don. Genre ils sont au mega taquet, un mec pese le riz, un autre pane le porc un certain nombre de secondes et decoupe les herbes en meme temps, puis met le tout dans je ne sais quoi qui fait que toute cette choregraphie culinaire vous impressionne autant que lorsque vous voyez une assistante sociale remplir un formulaire de la secu en moins de 30 secondes sans regarder le tutorial (oui, je n'ai jamais vu ca en fait). En fait, c'etait reellement impressionnant, mais j'imagine surtout le cuistot en soiree :

- "salut ca va ? tu fais quoi dans la vie ?"
- "je suis specialiste niveau 4 du katsu-don"
- "ahh le porc avec de l'oeuf la ! ouais c'est cool ca"
- "NE PARLE PAS DU KATSUDON COMME SI C'ETAIT UN VULGAIRE BOUT DE VIANDE QUE L'ON FOUT DANS LA FRITEUSE AVEC DES OEUFS BROUILLES ! le katsudon est un art ancestral ou chaque seconde est primordiale pour obtenir l'harmonie parfait entre le porc qui croustille tout en ayant la texture parfaite pour l'oeuf qui ne doit pas trop se melanger a la sauce mais qui doit faire ressortir le gout de blablablablabla"

Donc la fascination etait assez limite je vous l'avoue.

La soiree s'est fini dans un restaurant mexicain (une des japonaises est partie entre temps, apparemment elle avait piscine le lendemain, tout en esperant que cela n'ait pas la meme signification que chez nous) et je dois vous dire que le restaurant etait vraiment tres bon. On aurait pu s'attendre a un truc moyen ou quoi, mais c'etait delicieux. De plus l'ambiance etait tres bonne, nous avons meme eu un mini-concert qui ne faisait pas pitie pour de vrai a la guitare accoustique (non, ce n'etait pas moi).

Dimanche c'etait journee a loser, il fallait se reposer apres une telle journee. Je suis cependant alle a Nara et quelques photos meritent quelque commentaire : a partir de maintenant, je vais pouvoir vous exhiber ma vision du Japon de maniere moins "litteraire" tres tres tres bientot.

Take care.

vendredi, mai 20

Parlons peu, parlons filles

Vous savez, il arrive dans la vie de tout homme ou notre corps nous esclavage de telle sorte ou notre reflexion n'est plus que le support de notre expression penienne. Cependant, afin d'assouvir pleinement ces besoins physiologiques, il faut effectuer une etude a priori du systeme a asservir (la gonzesse, donc pas la veuve a 5 doigts) en vue d'elaborer une strategie seductrice et ainsi, arriver a nos necessaires fins. Ou alors vous etes tout simplement beau et vous ne ressemblez pas au flic de Shanghai, et dans ce cas, rentrez dans le tas (la masse de filles, pas le laideron que vous avez affectueusement affuble du doux surnom de Pizzaman pour sa particuliere capacite a attirer les boutons d'acnee communement appeles "croutes a vomi"). En un mot comme en cent : on va tenter de voir les conneries a ne pas faire avec la japonaise. Apres ce tendre moment demagogique, passons au choses serieuses.

Si vous avec bien lu la pensee du jour qui est je le rappelle "ce n'est pas parce que la japonaise se marre que ca va etre la fete dans ton slip ce soir", vous vous etes surement et grassement dit "mais ca marche partout ce dicton, sinon ca aurait deja ete warcraft 3 sur ma bite".
Ceci est bien evidemment l'anti-corollaire de "femme qui rit, a moitie en train de te pepom", expression largement repandu chez les djeunz de cite. Mais ici, il faut bien le dire, une japonaise qui rit est juste polie. Je ne peux qu'illustrer mon propos par une experience vecue (oui je suis ici depuis peu de temps mais mon aptitude a mongoliser s'est exponentiellement developpee depuis que j'ecoute de la jpop, donc les conneries s'enchainent).
Apres un (fameux) cours de japonais, il convient de parfois se retrouver entre etrangers et quelques professeurs du cours (les cours de japonais sont donnes par des benevoles qui peuvent etre soit vieilles -non evoquees ici bien que tres marrantes-, soit jeunes et mignonnes -il faut aimer le style japonais, cela va de soi-) dans un restaurant. Ce soir la c'etait dans un isakaya (restaurant japonais traditionnel). Parlons un peu avant d'entrer dans le coeur du sujet de theorie de la blague, si cher a notre ami Guy Montagne.
Chaque personne rit plus ou moins pour des choses assez specifique. Cependant, nous pouvons etablir qu'il existe des vannes qui sont statistiquement susceptibles de marcher. Ces premieres vannes sont les vannes de sonde ou d'ancrage. Par exemple, dire "bite" ou "vomi" dans une conversation tenue par des eleves ingenieurs marchera avec un taux de reussite de 95%. Mais il se peut que vous tombiez sur les 5%, et la, les blagues sont a bannir ou vous serez automatiquement passe de "c'etait une vanne accidentelle" a "ah oui mais en fait il est bien lourd lui". Nous pouvons effectuer un algorithme d'essais successifs sur les registres de blagues afin de reperer le positionnement drolesque de chaque personne. Evidemment, les resultats de cet algorithme seront utilises en fonction de la cible que vous avez choisie.
Faites vous le lien ? Je l'explicite de suite : l'algorithme d'essais successifs ne peut pas marcher avec les japonaises car elles rigolent pour tout. Generalement meme, lorsqu'elles ne rigolent pas, c'est que vous avez atteint le summum maximal de la lourditude (appele stade de Yannick Zicot -le presentateur de l'emission La Kaz sur Canal+ -).
J'ai lance une blague dite grasse level 1 (une allusion) et la blague a "marche". Passant toujours au stade superieur et completement enflamme par ce succes humoristique que je pensais acquis, je m'enfoncais en fait dans ce stade de non-retour ou on repete plusieurs fois la "blague a succes", croyant forger une certaine complicite avec la cible...
La soiree se passe et touche a sa fin. En sortant du restaurant, David (un francais bien sympa) me dit texto "bah si tu voulais t'en faire une ici, maintenant c'est completement mort". Tombe des nus suite a cette remarque dont je ne comprenais pas la raison (enfin plus ou moins), il m'explique que la japonaise se marre pour tout, et surtout, si les japonaises se marrent entre elles, c'est generalement dans un but moqueur. "Ah. Bon. Ok. Bah c'est pas grave, au moins je me suis bien marre". Les autres francais aussi. "French lover" mon cul.
J'espere que vous ne ferez pas les memes erreurs que moi (je ne pense pas, j'ai quand meme ete bien lourd, et je presuppose la presence d'une certaine intelligence de mes lecteurs). Et je concede aussi qu'en fait, c'est lourd sur tous les continents. Mais comme on dit : "l'erreur ce n'est pas l'erreur. L'erreur c'est de recommencer" et il fallait bien que je raconte un episode "pertinant" de ma vie.

Aujourd'hui vendredi 20 mai, c'est le jour de la paye : je peux enfin jouir de mon premier salaire "durement" merite dont la moitie va deja partir ce week-end dans l'achat d'un appareil photo numerique ainsi que d'une guitare. Et non, je ne testerai pas ce mois-ci les maisons closes et les "snacks" (prenez cette fois-ci le sens japonais du terme).

Petit cours de japonais : pour dire "vagin" (grassierement dit "chatte" par la masse populaire que nous constituons) on dit "manko". Et pour dire "mangue", c'est "mango". Vous noterez la ressemblance sonore des deux mots qui peut etre generatrice de blagues. Oui, c'etait bien cette blague qui m'a acheve a l'isakaya.

En attendant, je vous souhaite un bon vendredi et prenez soin de vous : le week-end est proche.


PS : oui je sais je mets beaucoup de parentheses et de guillemets, et jamais d'accent (pour ce dernier je n'ai helas pas le choix).

jeudi, mai 19

Tiens mais ca sent le week-end non ?

Vous savez, il arrive dans la vie de tout homme (et de toute femme j'ose esperer), ou les obligations biologiques arrivent au moment les moins pratiques. En un mot comme en cent : c'est quand ca fait le plus chier qu'on veut faire caca. Apres cette douce note de poesie directement inspire du Pere Goriot, je m'en vais vous illustrer ce corollaire de la loi de Murphy.
Vous avez sans doute entendu parler de ces toilettes hi-tech que tous les japonais ont au Japon et qui vous rincent les tendres parties tout en pensant a delicatement souffler sur votre intimite une fois le travail effectue. Et bien demystifions ce phenomene sanitaire fashion : a la maison, on a des toilettes normales. Rien de special, et oui, c'est fort regrettable. Mais ou trouve-t-on ces gadgets sanitaires alors ? Et bien au bureau. Le probleme principal dans l'utilisation de ces toilettes est que tout est marque en japonais, et on se sait pas trop si les boutons sont disposes sequenciellement (probablement) et lequel est le premier (les petits dessins fort amusant ne sont pas si explicites que ca). Pour expliciter un souci pouvant survenir : cela m'ennuierait assez d'etre seche avant d'etre rince. Je n'expliquerai pas plus pourquoi mais je fais appel a votre reflexion (pourquoi pas hein) pour que vous compreniez le mal a l'aise que cela pourrait provoquer dans mon slip. Tout simplement, quand on ne veut pas etre confronte a des reflexions einsteiniennes a ce sujet, on se dit juste "bon ben je ferai ca chez moi quoi". Mais la vie n'est pas aussi simple petit anakin, et une fois que tu auras pecho amidala tu verras que la vie te reserve bien des surprises. Des surprises dont on se passe bien. C'etait il y a 2 semaines, je ne sais plus quel jour (je ne tiens pas de calendrier sur ce genre de choses) ou a 14h, une envie pressante et lourde m'assaille (pareil, j'adore ce mot que je ne comprend qu'a moitie) et je n'ai pas d'autre choix que d'y aller. Heureusement qu'il n'y avait personne, je deteste me faire remarquer pour avoir genere des bruits si embarassant (on a la classe ou on l'a pas). Et lorsque je rentre, quelqu'un d'autre rentre dans la cabine d'a cote. Ma discretion aurait fait palir un ninja d'ailleurs. Bref. Une fois qu'il a fini sa petite affaire, je n'entend non pas des petits bruits caracterisant un processus de nettoyage fessier, mais directement une grosse chasse d'eau ! Alors la, je me dis "ahhhhh cool il y a qu'a appuyer directement sur le bouton chasse d'eau !". Mais il fallait le trouver. Apres avoir cherche pendant 10 minutes quel dessin correspondait a un mini-tsunami dans les WC tout en ayant affreusement mal au ventre, je me suis dit "eh mais si ca se trouve, il n'y en a qu'a cote". Donc teleportation, et la je vois exactement le meme bordel. Apres encore 5 minutes de recherche je vois derriere le "dossier" une enorme manche pour tirer la chasse. Et oui, fallait pas chercher un bouton pose sur le reservoir de la cuvette parce que le reservoir est planque je ne sais pas ou. Je n'ai pas a rappeler que j'attendais d'avoir trouve la chasse d'eau avant de me lancer dans quelque procedure biologique. Pour le papier toilette il y en avait partout.

Apres ce formidable episode de "je raconte ma vie de merde comme d'autres racontent comment ils ont vecu loft story", des nouvelles du cours de japonais : bah en fait il y a pas eu de jeux debiles. J'en ai eu qu'une fois et je pense que c'etait pour appater le client. Les boules... Mais on a eu droit a une chanson choregraphie. La choregraphie etait assez simple et je les soupconne d'avoir pique ca a des institutrices de maternelle, puisqu'on faisait pareil a l'epoque ou on savait pas lacer nos pompes (on est par deux et on tape dans les mains de l'autre en rythme blablabla).
Ensuite nous sommes alles manger un ramen a Yamato Saidaiji et c'etait vraiment bon. Et la, une petite anecdote qui n'est pas la panacee mais on s'est bien marre quand meme (ne vous attendez pas a une chute de ouf, il n'y en a pas). Un francais qui a bien fait de nous donner le conseil suivant : "si vous avez encore faim, ne finissez pas la soupe, le supplement de nouilles est vraiment mais alors vraiment pas cher", a cru bon de mettre en application son propre conseil. Avec un japonais bricole, il a reussi a communiquer quelque chose a la serveuse. Sauf qu'elle n'a pas compris "un petit refill svp" mais "je peux avoir la meme chose svp ?". Voila.

Maintenant un petit cours de japonais. Vous savez comment on dit "3 personnes" en japonais ? on dit "sanpi". Et bien pour dire "partouze" c'est le meme mot.

A plus les gens, "love from Kyoto" et prenez soin de vous.

mardi, mai 17

Enfin un visu

Enfin un visu

Voici une photo prise lors de mon premier cours de japonais. On notera que personne n'est bourré.

Mardi c'est japonais !

Le week-end (vive les supers week-ends c'est comme ca qu'on les aime blablabla) dernier s'est merveilleusement bien deroule. Samedi je suis alle a Osaka pour manger les meilleurs sushis du monde et c'etait 100 yens le sushi (divisez par 20 pour avoir le tout en franc). Le resto etait bien classe, on a mange au comptoir avec le cuisinier qui fait ca sous nos yeux. En fin de compte ca a pas l'air si dur que ca de faire des sushis tant qu'on a le bon poisson, mais si je continue dans ma voie, la mafia des sushiman fans de Jean Reno va me tomber dessus en tentant de refaire le remake de Leon mais avec mes tetons (salut Caro).

Apres ce passage oblige pour un touriste, il va de soi d'observer quelques petits details qui ne manqueront pas de vous faire sourire si vous etes un peu debile (oui je me suis roule par terre) .
En flanant sur le chemin pour aller au restaurant, il y avait un magasin qui s'appelle Furla (j'ose esperer que cela ne fait pas rire que moi).
Nous avons pris un verre dans une sorte de "bar" (les bars n'existent pas au Japon) qui s'apparentait a un snack (j'utilise le sens anglais du terme, puisqu'ici, un snack veut dire "bar a putes") a l'ambiance jamaicaine. Vert, jaune et rouge coloraient le decor estampille de representations multiples de feuilles de canabis, chose qui peut preter a rire lorsque l'on sait que les tenantes des lieux (mignonnes, on se serait cru dans Coyote Girls mais avec moins de volume mammaire et sans musique americaine pour qu'elles dansent sur la table) n'en ont surement jamais pris (le probleme de la drogue est traite assez durement ici, si on vous choppe avec un pete c'est la tole je crois).
Cependant ce n'est pas plus mal, et comme a l'habitude ici, les gens sont toujours extremement courtois et reellement respectueux. Pour rejoindre le debat avec notre ami non transgenre, je ne sais pas si cette courtoisie est sincere ou forcee : ici c'est completement culturel d'accueillir les gens de cette maniere, de ce fait, l'habitude empiete peut-etre sur l'envie, je ne sais pas trop. On ne regrettera pas ce fait, on se fait vite a cette agreable politesse. Je pense que cela reste sans reponse car on ne peut pas betement generaliser un tel trait de caractere : beaucoup de gens s'arreteront dans la rue pour vous aider si ils voient que vous etes perdus avec une carte de la ville. A l'inverse, si vous etes perdus et que vous demandez votre chemin, peu de gens s'arreteront. C'est comme partout en fait. En meme temps j'ai effectue le test a Osaka ou les gens sont toujours au taquet.

Dimanche, nous sommes alles a Kyoto pour le Aoi Matsuri, qui est une procession a travers toute la ville comme on peut le voir dans les films. Le peu que j'ai vu etait assez beau, mais... je n'ai pas vu grand chose. Il y avait enormement de monde et si vous n'etes pas particulierement grand, vous ne voyez que les appareils photos se lever. D'apres ce qu'on m'a raconte, c'est la plus vieille ceremonie et c'est pour un truc du genre la fete du riz. Pour etre honnete j'ai oublie.
Pour tenter de voir quelque chose, nous avons effectue une feinte a la japonaise du genre "on reste scotche la 2 heures avant" et nous avons vu une sorte de course de chevaux a l'ancienne. Enfin ils etaient lances chacun leur tour et on notera dans les photos que j'uploaderai lorsque cela marchera, que certains avaient beaucoup plus de style que d'autres (il y avait ceux qui tracaient a mort, ceux qui allaient lentement et qui regardaient devant, puis ceux qui faisaient des "pour toi public").
Ensuite nous sommes alles au Onsen qui est une source thermale. Personnellement je n'ai pas suivi les autres dans leur repos aquatique, et j'ai dormi a l'accueil.
Nous avons fini la soiree dans un Yakiniku qui est un peu la course a la viande. Je m'explique. Pour 2000 yens vous avez un barbecue a volonte pendant 90 minutes. Et ici ils se foutent pas de votre gueule. C'est pas du genre "euh s'il vous plait un autre plateau" "hmmm... ouiiiii ouiiiiiiii j'arriiiiive... la la la", mais plutot les plateaux de viandes 2 par 2 alors qu'on a pas fini les precedents.

Hier  rien de special a part la mise a jour des blogs et que je me suis fait une demi boule a zero (tres court, et non, pas juste la moitie du crane). D'ailleurs pendant 5 minutes j'avais une nuque a l'allemande et j'ai failli me prendre en photo mais mon slip etait trop fout la honte pour que je persiste dans ce sentier de l'anti-gloire.

Et ce soir c'est cours de japonais ! Et vu que Frederico (un italien) part vendredi, c'est farewell party. Donc jeux debiles et bontempi a souhait. J'ai hate d'y etre.

En attendant, prenez soin de vous.

lundi, mai 16

En un mois, il y a moyen d'en faire des conneries

Apres plusieurs semaines passees a se demander quel blog choisir, je me suis dit que le plus simple serait de mettre les deux a jours en meme temps puis de voir en test reel lequel est le mieux. Apres tout ca ne change rien, un copier/coller suffit, et ca rajoute 3 lignes bien chiantes dans le premier article officiel.

Faisons un bref historique des faits et des choses marquantes (autant par leur interet en soi que pour leur impertinance).

Je suis arrive a l'aeroport Kansai International Airport le 11 Avril apres avoir passe le voyage aux cotes d'un japonais assez age, completement pete apres un mon cheri (12,5 cl de vin quoi).
L'arrivee s'est faite glorieusement, j'ai reussi a trouver le car m'amenant a Keihanna Plaza (on me dit de chercher le "limousine bus", et c'est un simple car alors que je m'attendais a me transformer en Eddy Barclay le temps d'un voyage).
Premiere impression sur le Japon pendant le transfert : c'est pas aussi traditionnel que dans Karate Kid (oui, ca y va fort pour les prejuges et les references moisies). Apres coup, on saura que le port est industriel. Mais plus j'approchais de Takanohara (la ou j'habite) et plus je voyais le cote rural du Japon. Je n'etais pas non plus a Walnut Grove avec Sangoku mais il y avait de quoi se dire "ok c'est bon, c'est pas moche", en esperant que ce soulagement ne provenait pas du contraste avec le port. Bref.

Premier jour : le Shien (des gens de la DRH de la boite qui s'occupent des etrangers pour les guider) vous accueille pour vous montrer votre (superbe et magnifiquement grand) appartement ("si tu aimes les grands apparts tu peux m'appeler bebe" cf un mec trop cool et super drole selon ses amis) et quelques instructions utiles pour la vie de tous les jours (comment marche la machine a laver, les toilettes informatiques et comment on se brosse les dents au Japon). Apres tout ce rituel exceptionnel pour vous et relou pour elle, vient le moment de faire ses courses. Bon et bien le sushi week tu l'as voulu tu l'as eu. Et la, 18h : le jet lag tape. et on se reveille a 2h du matin sans internet, sans ami, sans magasin avec juste un livre a caractere coquin que vos meilleurs amis vous ont offert. C'est marrant la sensation pendant la lecture : on pleure par les mots des potes en ayant une rigidite penienne provoquee par la suggestion des "oeuvres" picturales. Bref, totale lose car la tele japonaise est pas marrante a cette heure-ci.

Les jours suivants se repetent au niveau de la nuit et on peut dire que c'est la dep.

Mais on profite des jours pour tenter de faire du tourisme et c'est sympa, mais tout seul, c'est anti-optimal. Heureusement que j'avais un contact encore au Japon qui m'a permis de ne pas sombrer dans les sushisa volonte en pyjama un mercredi matin.

Breves anecdotes : je me suis paume a Osaka, c'est pas mal les boules. Je me suis fait casser les fesses a Tekken 5 par un jap a Kyoto, c'est pas trop les boules mais un peu quand meme. J'ai mange un mcdo a Nara et ca par contre c'est les mega boules.

Puis les jours passent, le boulot commence et... Internet arrive ! apres l'avoir sauvagement "emprunte" a un pauvre voisin grace a un wifi aussi securise que le slip de Jenna Jameson, je peux enfin discuter avec la France.

Et le mardi arrive avec un evenement dont je ne soupconnais pas la multipuissance jouissive : le cours de japonais. Au premier abord on pourrait se dire qu'il n'y a rien d'exceptionnel, mais c'est sans compter sur les activites ludiques de groupes. En raison du depart de quelques personnes, c'etait un cours festif avec des jeux. Apres le break bontempi (oui, on doit chanter une chanson en japonais pendant la pause) on fait des jeux simples et bon enfant qui ne manqueront pasd'amuser l'assistance. Que du bonheur quoi.

Jeudi, la veille de la Golden Week (une sorte de semaine de 10 jours ou les japonais peuvent enfin rien foutre et aller a la peche ou lancer l'ecran de veille windows -le bleu), un allemand lance inopinement (j'aime bien ce mot mais faudrait que je cherche le sens exact un de ces jours) un mail de secours sur la mailing de la boite. On resume vite fait en "je viens d'arriver je m'emmerde, je cherche des amis pour visiter le coin". Alors moi, qu'est-ce que je fais hein ? bah je reponds. Et apres je me renseigne. Oui normalement on fait l'inverse, mais sous l'euphorie de la nouvelle, je ne pus m'empecher de manifester mon envie pour cet echange culturel. Cela dit, l'histoire dira que c'est un type gentil.

Depuis, les jours passent et je rencontre des nouvelles personnes, et les soirees commencent enfin.

Apres cette introduction a mon escapade, j'espere ne vous avoir pas trop ennuye, mais le meilleur reste a venir (oui les preliminaires ont ete assez longs, je n'ai pas voulu noyer mes meilleures vannes dans cettejungle verbale avec un clavier qwerty).

Take care.