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Il arrive dans la vie d'un pèlerin, de se retrouver loin de tout : de ses amis, de sa famille et du bon goût aussi des fois. Ce blog narre ma passionnante vie de gars trop cool au Japon pour une période de 6 mois. Pour certains c'est long, pour d'autres c'est le temps de faire une fausse couche alors qu'on venait d'acheter un scooter pour le futur beauf junior. Sur cette note de bonne humeur, je vous souhaite une joyeuse lecture.

mercredi, août 3

Il est des nôtres, il pue de la gueule comme les autres


Vous savez, il arrive parfois dans la vie d'un homme, où il doit plus que réfléchir sur sa vie et ce qu'il se passe autour de lui. On regarde derrière soi avec un hagard regard (encore un mot qui n'existe que dans les livres), et on pense avec nostalgie que c'était mieux avant, qu'on ne pensait à rien, blablabla. Bref, les grandes remises en question quoi.
Généralement, cela n'arrive pas le jour de son anniversaire. Pour ce post de re-retour, nous allons procéder comme dans les épisodes flashback des séries américaines qui reprennent des bouts d'épisodes de toute la saison pour faire "ah la vache c'était mieux avant" (ah oui tiens eux aussi).

Le mercredi 6 juillet dernier, comme tous les 6 juillet en fait, j'ai fêté mon anniversaire. Je tiens à remercier tous les gens qui ont pensé à moi, notamment pour la photo la plus cool du monde, qui m'a ému à 10000 km de distance. Les coupures de journal télé en retard aussi ça a son charme (je sais que la personne concernée ne lira pas ce post mais la dédicace doit quand même être faite).
Nous sommes allés dans un restaurant qui s'appelle Ninnikuya et la spécialité est la cuisine à l'ail. Maintenant vous êtes en mesure de comprendre le titre. Franchement, c'était excellent, mais pas forcément très japonisant. Il y a de la friture à l'ail, de la salade avec de l'ail, du riz sauté avec de l'ail, et j'ai eu peur en attendant les desserts. Mais ça va, ce n'était pas de la glace à l'ail. En sortant du restaurant, ces gentils messieurs du restaurant font open chewing-gum : on a vidé le panier, sinon ça aurait été un carnage olfactif dans les voitures.

Le vendredi soir précédant et le vendredi suivant, j'ai fait l'expérience des boîtes japonaises. Chose assez étrange puisque je n'allais pas en boîte en France, mais bon, Velik a su trouver les arguments qu'il fallait, alors que la semaine etait assez éreintante (toute son argumentation tient autour du fait que c'est plus facile à chopper et moi, comme un con, j'y crois).
Commencons par le commencement, nous allons parler de la premiere soiree. A la base, nous voulions aller au Club Pure de Namba, "conseille" a travers un autre blog d'une francaise au Japon (repartie et que l'on ne connait pas). Avant d'y aller nous prenons un diner a Ebisubashi en trainant des pieds pour y arriver assez tard (a cause de la theorie du mec qui arrive a l'heure d'ouverture et qui est pointe du doigt toute la soiree par les barmen), et une fois arrive sur place on tombe sur l'equivalent de Pigalle mais en version japonaise (donc crade mais propre, je pense que vous saisissez l'idee). On cherche quand meme la salle et on se rend compte qu'il faut descendre au premier sous-sol d'un immeuble pour y aller. Deja, ca fait un peu scenario de fait divers. Prenant notre courage a demain on se dit "ouais bon on va verifier que c'est pas un bar a putes avant quand meme hein" et evidemment on se barre. Fort de ce pseudo-echec, il ne nous restait plus qu'a chercher une autre boite, puisque, resumons la situation : 1. on est venu pour aller en boite 2. il n'y avait plus de train pour rentrer chez nous. Alors on traine dans les rues et tombe dans America Mura (j'en parlerai dans un autre post si vous voulez mais resumons deja ce quartier par une communaute japonaise luttant contre le bon gout et la coherence vestimentaires). Encore ici on traine pour choisir une boite qui n'a pas l'air trop speciale et on arrive a Grand Cafe. Velik me rapporte le fait que ce cafe a bonne reputation, malgre la facade un peu archaique (je voyais aussi 2 mecs se peloter devant la porte alors j'ai un peu traine des pieds par peur pour mon integrite anale). Bref. On rentre quand meme et on tombe sur une sorte de living room geant a deux salles (un dancefloor et un salon avec bar). C'est assez charmant mais la musique n'etait pas a mon gout. Mais le point interessant de la soiree etait que Velik me montrait comment chopper en boite, et ca, je peux vous dire que ca rend le rire a un fan de Guy Montagne (dedicace a un baron). Et le plus fort c'est qu'il illustre ses propos : a la fin de la soiree il avait choppe et on s'est retrouve avec 2 meufs et 2 potes a elles qui ne sont pas leurs mecs mais qui etait bourres (= lourds, pete-couilles, chiants). On sort de la boite a 6h du mat, il fait jour et on sent la clope.
Je rentre chez moi et le premier truc que je fais, c'est envoyer un mail a la nana qui disait avoir passe une bonne soiree au Pure (je passerai les details sur ce qu'on a pense a ce moment la). Elle me repond et me dit qu'en fait c'est un club normal blablabla bref, ce n'est pas un repaire a macs.
La semaine d'apres, rebelotte, on y va et on passe le cap psychologique de descendre au sous-sol d'un immeuble dont l'entree etait "chaudement" gardee, pour tomber sur un vigil de type vigil, et derriere lui une porte en bois de type "bienvenue au resto du curry", sans oublier un mec qui vend les entrees dans une lucarne genre caisse de cine des annees 60 (ou genre immeuble a backrooms). Rien n'etait la pour nous rassurer mais justement, ca fait des histoires a raconter et des choses a poster. On rentre et on tombe sur... des mecs. Que des pas japonais en plus. Donc tout le monde savait pourquoi tout le monde etait la (pour chopper facile), et tout le monde faisait genre "ouah trop cool DJ ton CD t'es le meilleur", et nous, on s'est dit "on a pas paye pour rien, on va rentabiliser l'open bar, et de toute facon il n'y a plus de train". Au fur et a mesure que les verres s'enchainaient, on voyait les filles arriver (je me rend vraiment compte que ca fait recit du dalleux, enfin bref) et ce n'etait pas des japonaises : il a fallu que je vienne au Japon pour voir des filles de l'est. Honnetement, c'etait des mannequins et on sentait qu'elles avaient la languette du Flanby decollee. Sauf que hein, rappelons la situation : pleins de dalleux, et nous bourres. Du coup que dalle. C'est pas comme si elles avaient l'air d'avoir toutes leur page internet narrant leur filmographie, ou leur nombre d'avortements cette semaine.

Voila pour ce sporadique post. Prochain post : reponse a toutes les questions des commentaires, donc profitez-en pour en balancer une tonne.

Et j'en profite : merci pour vos commentaires, ca me fait reellement plaisir de vous lire et je suis navre de ne pas pouvoir suivre le rythme que je m'etais impose, mais vous savez ce que c'est l'inspiration et le temps hein...

Take care

vendredi, juin 24

Enfin le nom du blog prend tout son sens...

Vous savez, dans la vie de tout adepte de la philosophie "c'est cool ca fout la honte", il arrive qu'a un moment, on manque d'inspiration. On est un peu depasse par notre propre concept de la foutlahonteattitude et nos exigences editoriales demandent une vie de plus en plus folklorique. Mais il est un art de raconter sa derniere blanquette de veau comme d'autres raconteraient leur premier amour. Ou je veux en venir ? Au vu des commentaires laisses par des juristes douteux et des teigneux en mal de bonne colocation il apparait maintenant essentiel de repondre a cette question. Et bien : nulle part. En fait, je tente d'expliquer un peu le sporadisme recent de mes posts car ma vie ici devient de plus en plus "routiniere" en semaine.
Le coup de la nouveaute est partie et il ne reste que les week-ends pour tenter de tourister (rien a voir avec la tourista, mes slips sont propres merci), afin de vous rapporter quelques delices anecdotiques dont je tente de vous faire communiquer la drolitude (neologisme quand tu nous tiens...). Mais le challenge reste de tenter de vous tenir en haleine avec des episodes de tous les jours qui peuvent vous arriver (oui on a tous une vie banale) et ca, c'est pas gagne. Surtout avec un clavier qwerty.

Apres cette introduction qui n'apporte rien de nouveau et qui n'arrive meme pas a etre aussi drole qu'un commentaire surjoue de Video Gag (version old school avec le combo debanne+montiel), voici l'aventure de ce week-end : je suis enfin alle dans un karaoke.

On aura entendu enormement de choses sur les karaokes japonais mais il faut distinguer le vrai du faux et ne pas tomber dans les prejuges faciles et dangereux. Donc mettons les choses au clair : tout ce qu'on dit est vrai.
Oui je dois avouer que je n'ai pas entendu enormement de choses farfelues a ce propos donc bon, les choses se sont revelees assez vraies. Passons directement a la description du truc en vrac (comme d'habitude quoi).
Je n'ai pas eu la chance de penetrer dans LE royaume du karaoke. Donc ce n'etait pas un immeuble entierement dedie au karaoke. Imaginez juste une espece de Celio avec que des cabines d'essayages enormes et hermetiques, et vous visualiserez bien le concept de l'etablissement. Contrairement a ce que l'on peut trouver en France, le karaoke c'est "intime" ici, c'est une affaire de sentiments. On vous place dans une chambre equipee d'une tele geante (l'ecran est assez grand mais c'est surtout qu'il prend de la place, ils n'ont pas l'air d'avoir voulu investir dans du LCD HD pour que les pelos fassent le generique de Dragon Ball Z comme d'autres feraient Don't Stop Movin' sur Singstar) et une sono de bonne facture. Toute l'electronique presente dans la salle vous le confirmera : ici, on ne deconne pas avec le karaoke. Et si ce qui vous impressionnera avant tout ce sont les petites leds qui clignotent aleatoirement, les pod de controles sans fils pour choisir la chanson et la boisson a volonte gratos, vous vous direz malgre tout que la lumiere ambiante n'est pas geniale.
Et oui, je fais partie de ces gens qui attachent enormement d'importance a la lumiere. Dans la salle c'etait des ampoules banales comme on peut voir dans tous les lustres fracasses au nunchaku. Un truc du genre ambiance discotheque a rendre suicidaire n'importe quel epileptique, ou une lumiere tamisee pour faire lover du mardi soir en mal d'episode de Sous Le Soleil (la serie ou tout va mal a chaque fois pour tout le monde tout le temps meme sur les vieux). Voire meme une lampe halogene.
Une fois ce detail depasse, nous remarquerons que la liste de chansons est assez impressionnante. En fait, il y a carrement un annuaire des chansons disponible et le pod permet aussi de rechercher dans la base de donnees une chanson. Vous trouverez autant des chansons recentes MTV que de la JPop pour lyceens en manque de films en mosaique. Par contre pour les chansons etrangeres, on nous fournira un clip tout droit tire d'un film porno sponsorise par Arte dont les scenes ole ole ont ete virees. Donc c'est assez ridikitschos, souvent ca n'a rien a voir avec la chanson, et le plus drole, c'est quand on pense voir le rapport semantique. Mais ce qui m'a le plus chagrine est que meme pour une chanson japonaise telle que Yatta de Happatai, on nous refile un clip meme pas original malgre la provenance nipponne de ce tube. Nous avons ete accompagnes de quelques japonaises et il est pertinent de voir que le jeu de scene est a revoir. L'esprit est plus dans le Jacques Martin Spirit que dans la deconne. Donc elles tenteront de faire les chansons bien, a l'inverse de moi par exemple.

Apres le karaoke nous sommes alles pique-niquer au bord de la riviere a Kyoto no Sanjo, et avons fait quelques feu d'artifice : oui, ici on peut en faire toute l'annee et ca se fait bien.

Voila pour le bilan du week end dernier, je vous en souhaite un bon pour celui qui arrive.

Take care

[edit : bon désolé pour le formatage un peu brute précédemment visualisé, j'avais posté par gmail et je pensais qu'il faisait ça bien. Bah non. Merci Hermes de m'avoir balancé un commentaire dessus sinon j'aurais pas corrigé le truc avant... bref]

lundi, juin 13

C'est tout dans la tete quand il ne se passe rien dans le slip

Tout d'abord je tiens a m'excuser pour ce (plus ou moins) long delai de mise a jour de ce fabuleux blog racontant ma vie geniale aupres de tous les potes (la totalite des lecteurs en fait mais j'aime croire que je suis universellement interessant). En fait ca fait 3 semaines que ma vie sociale et professionnelle ont subi une acceleration assez phenomenale donc je n'ai pas eu le temps de vraiment ecrire ces derniers temps. Et je commence a rentrer dans la periode "ouais c'est normal tout ca" alors ca allait pas du tout. Bref. Apres ces excuses adressees aux principaux interesses, retournons au deroulement normal de la vie du blog (non je ne partirai pas en effusion de "je vous aimes les gens" mais je le pense quand meme). Vous me manquez.

Vous savez, il arrive dans la vie de tout homme de devoir reflechir sur sa vision de la gente feminine (les gonzesses quoi). Et surtout, il faut trouver l'interfacage psychologique entre ce que vous etes et ce que vous pouvez seduire. Dans la suite de l'expose, nous adopterons un ton assez leger voire meme lourd, avec un vocabulaire approprie. C'est un post "nichons prohibited" donc. Si ma vie amoureuse va encore plus mal apres ce post, ca montrera vraiment que les filles n'ecoutent pas ce qu'on leur dit. Bref.
Le cas de la presente etude est assez specifique puisqu'il se base son mon experience et mes experimentations (appeles plans loses, choses que j'ai experimentees grace a Yves : merci Yves pour Saint-Michel hein). En effet, le systeme etudie est l'ensemble des japonaises de votre pseudo-entourage (ce qui signifie celles que vous connaissez et celles que vous mattez dans le bus de maniere insistante) et surtout, le temps restant a vivre au Japon n'est plus que de 4 mois. N'etant pas adepte des relations amoureuses dont je connais la date de fin avant meme de connaitre la nana, le pitch de tout cet etat d'esprit est "comment optimiser son etat d'esprit pour se dire que ce n'est pas la lose". Nous en avons fini avec les preliminaires, maintenant passons a l'expose proprement dit. Soit dit en passant, je m'affranchis des considerations "t'es beau ou pas beau". Ce n'est pas important ici puisqu'on ne "veut" pas chopper.

Cherchez la cible la plus interessante : ce n'est pas celle que tout le monde veut, mais elle degage un certain charme. Peut-etre trop pour vous d'ailleurs. Mais ce n'est pas grave, puisqu'elle doit etre inaccessible. C'est d'ailleurs de la que vient son charme. L'avantage est que si ca marche (on ne sait jamais, un accident est si vite arrive) c'est tout benef, et si ca ne marche pas, vous pourrez vous dire que c'est normal.
Dans mon cas, c'est la bibliothecaire : oui si tu lis ce blog chere bibliothecaire qui ne parle pas francais, si je fais d'incessant aller-retours entre mon bureau et le tien, ce n'est pas parce que je ne peux porter qu'un livre a la fois, et oui, je fais expres de ne pas savoir me servir de l'ordinateur pour chercher un bouquin.
Une fois la cible trouvee (vous n'en aurez qu'une sinon ce n'est pas drole), il faut la traquer. Et oui, il faut qu'elle s'imagine que vos impromptues rencontres soient le fruit du hasard : vous allez tenter la technique mise au point par Aaron Spelling qui est "la technique du mec mysterieux" (je dis toujours "vous" mais vous aurez compris que c'est les plans loses que j'enchaine). Donc vous jouez les lovers a la Ricky Martin du type "je te chopperais bien mais j'ai pas envie", bien que de toute facon, elle ne se demande meme pas si vous avez un prenom ou pas. Le tout c'est de garder le moral.
Donc ne louchez pas sur toutes les passantes et toutes les secretaires (bien que beaucoup mieux modelees, on croirait qu'elles font la meme technique que nous, sauf que elle, c'est pour de vrai) parce que sinon la torsion penienne (elle est pour toi celle la Hermes) vous guette.
A quoi sert ce graal feminin ? Et bien a devenir un mec mieux que la moyenne (nous rappelons que nous sommes dans une simulation), qui ecoutera les autres nanas parce que vous ne voudrez pas leur repeindre le post-it au Tipp-Ex. Si vous voulez approfondir la simulation, je vous conseille de regarder ce formidable documentaire sur la seduction du nom de Hitch Expert Seducteur (le dernier Will Smith), vous saurez comment faire tomber Paris Hilton (par contre il ne dit pas comment faire avec une secretaire).
Derniere indication : la moche qui vous sourit veut vous faire le cul. C'est toujours la meme chose. Elle reve d'intimite dans la salle de la photocopieuse avec vous, c'est indeniable. Alors faites le lover gentil qui parle avec elle, ca fera la BA du mois, et des petits gateaux qui vous attendent sur votre bureau le lundi matin (sans avoir besoin de dire "je t'aime" vous remarquerez).

Apres ce court expose (en fait c'etait plus du grand n'importe quoi, un billet d'humeur comme on dit quand on veut faire semblant que cela est totalement volontaire), passons aux anecdotes en vrac.

Au Japon, un dalleux est un nampai et la dalleuse est une gyaku-nampai. La phrase d'approche du nampai est "Occha Shinai ?" qui signifie litteralement "Vous prendrez bien un the ?". Le choc des cultures hein...

Nous sommes alles il y a une semaine a Koyasan pour faire de la randonnee (oui oui). On pensait que c'etait un coin mega-paume du genre comme dans Le Village (non je n'ai pas vu le film et alors ?) mais on a ete surpris de voir que ce n'etait qu'un coin paume.
Il y avait plusieurs types de circuit de randonnee : un de 5 heures, un de 2 heures 30 et un de 1 heure. Il etait evident que nous n'allions pas prendre celui de 5 heures alors notre choix s'est porte sur celui de 2h30. D'ailleurs sur place on s'est rendu compte qu'ils proposaient le circuit de 5 heures a faire dans un car. On s'est tape 3 heures de train pour y aller, ce n'etait pas pour faire juste un tour du pate de maison... Enfin a la base.
Oui parce que comment dire... en fait le dernier bus pour retourner a la gare etait plus tot que prevu. Du coup, on n'a pas eu le temps d'aller faire ce qu'on voulait faire a la base. Heureusement que le coin etait assez beau et nous avons visite un cimetiere.
Moi non plus je ne m'attendais pas a ce que le programme tourne en une improvisation d'adolescente pseudo-gothos (a ne pas confondre avec gothique) en mal d'amour et de maquillage noir qui brille dans la nuit. Force est de constater que quand meme, le cimetiere etait vachement beau. Je posterai un lien pour les photos bientot. Un truc marrant c'est qu'il y avait une fusee au milieu du cimetiere. Ne me demandez pas pourquoi, je tente juste de vous retranscrire la bizarritude du moment. Et dire que je ne comprenais pas les gens qui visitaient le Pere-Lachaise...

La semaine d'avant il y a eu une soiree chez moi et je trouve assez magnifique de faire 9000 km pour organiser une soiree crepes. Cela dit ca m'a fait plaisir et aux gens aussi. Ceux qui me connaissent se posent la bonne question : oui c'etait des crepes bechamel boom boom.

Sur ce, voila les nouvelles en vrac, pour un retour je suis d'accord, ce n'est pas un post fameux, mais une verve ne revient pas du jour au lendemain et comme on dit : "C'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en dansant le disco qu'on troue des fions".

Take care

lundi, mai 23

Et ce n'est même pas pour X-Japan


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Originally uploaded by kangoosport.
En rôdant du côté de Nara ce dimanche, j'aperçois un surprenant spectacle vers la fontaine. Le véritable spectacle n'était pas les musiciens qui officiaient à cet endroit, mais plutôt les groupies devant. Ce qui était assez drôle était que ce groupe n'était pas du tout connu, mais le simple fait qu'ils se produisent dans la rue a provoqué l'hystérie des jeunes filles massivement présentes. Pour reprendre un concept cher à Luis et à moi : je suis fan des fans des groupes japonais. C'est génialissime d'assister à toute cette fougue irraisonnée dont les cris incohérents et brouillons traduisent une émotion si intense que même les "artistes" étaient décontenancés par autant de succès imprévu.

Pour vous décrire plus précisément la scène, vous pouvez voir la pauvre bouille de nos guitaristes totalement sous le choc émotionnel de voir autant de fans réunis pour eux. Les groupies se prennent en photo tour à tour avec une pose spécifique pour chacune d'elle, et le présumé chanteur tente de personnaliser chacune des photos par des poses "spéciales". A chaque photo prise vous pouvez entendre un cri de jouissement collectif féminin qui vous fera surtout penser à la présence d'un satyre.

Oui ici, vous pouvez être Patrick Bruel à tous les coins de rue.

"Leuw lunwedi au soleeeeeil"

Vous savez, dans la vie de tout homme, il arrive parfois que la chance se debloque et s'offre a lui tel un mouchoir a la main droite d'un adolescent en proie a sa propre puberte naissante. Le dimanche de la semaine derniere etait assez agreable pour presager d'une bonne suite dans un futur plus que proche. Et je pense que le dieu des pelerins partis s'exiler au Japon a entendu ma priere, puisque depuis vendredi soir j'ai eu, pardonnez moi l'expression populaire, le cul borde de nouilles.

Vendredi soir je dine avec un collegue dans un restaurant de ton-katsu (du porc pane, c'est de la bombe de balle) a Nara et je passe reellement un tres bon moment, chose qui peut surprendre pour un diner entre collegues. Puis la diner fini, je rejoins quelques amis a Shin-Omiya pour prendre un verre. En toute theorie, nous aurions du aller dans un isakaya, car le concept du bar n'est pas du tout repandu au Japon. Mais Marc (un belge tres cool) a repere un bar a l'ambiance bien festive en venant me chercher a la gare. En y arrivant, nous constatons en effet que c'etait carrement un bar avec une scene. J'apercois les instruments de musiques, je me demande si nous passons apres la bataille ou si le meilleur reste a venir.
Je decris un peu le cadre : une sorte de bar rempli de japonaises a l'allure allechante et des japonais qu'on ne remarque pas (pas tres nombreux, et ceux que l'on remarque ne gagnent pas a etre connus), et le comptoir est rempli de bouteilles familieres pour les etudiants que nous sommes. J'apercois le prix de TOUTES les boissons : 500 yens (25 francs). J'en profite alors pour me rememorer un doux et vert souvenir qu'un ami m'a fait recemment decouvrir pour la nouvelle annee (Pascal si tu me lis, cette dedicace est pour toi), et il est assez etrange de voir que le barman est surpris de voir un tel melange. En fait, tout le monde l'etait mais tout le monde a aime, donc ca va. La "bonne humeur" s'empile avec les verres et tout le groupe s'enfourbe dans une affection ethylique qui n'est pas encore a un degre pathetique (et qui ne le sera pas).
Le concert commence et c'est de la reggae-dub qui berce mon debut de mal de crane. Ca va, ce n'est pas trop violent. Nous remarquerons que le groupe est appareille de vetements a la connotation jamaicaine, et le chanteur semble emporte par une espece de spritualite conique. Oui, moi aussi je croyais que ca ne se trouvait pas si facilement que ca.
Pendant la soiree, un francais etait au taquet, bien qu'il soit maque, et avec Marc, il nous a paru bon de tenter de mongoliser afin de diminuer ses chances de 50%. J'avoue qu'on a lamentablement echoue, mais la charmante demoiselle etait pete comme un cul.
La soiree se finit assez tot pour moi a cause des horaires des trains, et j'ai vraiment mal a la tete. Je rassemble mes derniers efforts afin de ne pas tituber, ce que je reussis avec classe. Une fois chez moi, le seul triste reflexe que j'ai est d'aller sur irc pour exprimer mon amour envers les gens que j'aime. Bref.

La nuit se passe bien et samedi matin, je suis operationnel pour passer la journee avec Marc et 2 japonaises a Osaka. Ca sent le plan lose mais en fait c'est devenu un plan potes, ce qui est tres appreciable. Le theme de la journee etait simple : on choppe un apn, une guitare et un telephone portable. Ca s'est fait assez vite, ce qui nous a laisse pas mal de temps ensuite pour faire connaissance tous ensemble. D'ailleurs, les japonaises ont ete assez excellentes lors de la negociation pour l'apn, j'ai gagne 10000 yens sur le T7 de Sony (non je ne suis pas un jacky).
Pour le dejeuner nous sommes alles dans (je pense) le meilleur restaurant de katsu-don du monde. Le katsu-don est en fait un ton-katsu avec de l'omelette et cuisine dans une sorte de sauce. A la base c'est tres bon. Mais la c'etait succulent et pas cher du tout (850 yens pour le katsu-don boom boom). Le restaurant etait tres etroit : il y a 7 places je crois voire 9 et on est dans une sorte de couloir (comprendre que la salle etait plus longue que large et pas longue du tout). Les cuisiniers sont pile devant vous et pratiquent devant vous quelque chose qu'on peut apparenter au Kung Fu du katsu-don. Genre ils sont au mega taquet, un mec pese le riz, un autre pane le porc un certain nombre de secondes et decoupe les herbes en meme temps, puis met le tout dans je ne sais quoi qui fait que toute cette choregraphie culinaire vous impressionne autant que lorsque vous voyez une assistante sociale remplir un formulaire de la secu en moins de 30 secondes sans regarder le tutorial (oui, je n'ai jamais vu ca en fait). En fait, c'etait reellement impressionnant, mais j'imagine surtout le cuistot en soiree :

- "salut ca va ? tu fais quoi dans la vie ?"
- "je suis specialiste niveau 4 du katsu-don"
- "ahh le porc avec de l'oeuf la ! ouais c'est cool ca"
- "NE PARLE PAS DU KATSUDON COMME SI C'ETAIT UN VULGAIRE BOUT DE VIANDE QUE L'ON FOUT DANS LA FRITEUSE AVEC DES OEUFS BROUILLES ! le katsudon est un art ancestral ou chaque seconde est primordiale pour obtenir l'harmonie parfait entre le porc qui croustille tout en ayant la texture parfaite pour l'oeuf qui ne doit pas trop se melanger a la sauce mais qui doit faire ressortir le gout de blablablablabla"

Donc la fascination etait assez limite je vous l'avoue.

La soiree s'est fini dans un restaurant mexicain (une des japonaises est partie entre temps, apparemment elle avait piscine le lendemain, tout en esperant que cela n'ait pas la meme signification que chez nous) et je dois vous dire que le restaurant etait vraiment tres bon. On aurait pu s'attendre a un truc moyen ou quoi, mais c'etait delicieux. De plus l'ambiance etait tres bonne, nous avons meme eu un mini-concert qui ne faisait pas pitie pour de vrai a la guitare accoustique (non, ce n'etait pas moi).

Dimanche c'etait journee a loser, il fallait se reposer apres une telle journee. Je suis cependant alle a Nara et quelques photos meritent quelque commentaire : a partir de maintenant, je vais pouvoir vous exhiber ma vision du Japon de maniere moins "litteraire" tres tres tres bientot.

Take care.

vendredi, mai 20

Parlons peu, parlons filles

Vous savez, il arrive dans la vie de tout homme ou notre corps nous esclavage de telle sorte ou notre reflexion n'est plus que le support de notre expression penienne. Cependant, afin d'assouvir pleinement ces besoins physiologiques, il faut effectuer une etude a priori du systeme a asservir (la gonzesse, donc pas la veuve a 5 doigts) en vue d'elaborer une strategie seductrice et ainsi, arriver a nos necessaires fins. Ou alors vous etes tout simplement beau et vous ne ressemblez pas au flic de Shanghai, et dans ce cas, rentrez dans le tas (la masse de filles, pas le laideron que vous avez affectueusement affuble du doux surnom de Pizzaman pour sa particuliere capacite a attirer les boutons d'acnee communement appeles "croutes a vomi"). En un mot comme en cent : on va tenter de voir les conneries a ne pas faire avec la japonaise. Apres ce tendre moment demagogique, passons au choses serieuses.

Si vous avec bien lu la pensee du jour qui est je le rappelle "ce n'est pas parce que la japonaise se marre que ca va etre la fete dans ton slip ce soir", vous vous etes surement et grassement dit "mais ca marche partout ce dicton, sinon ca aurait deja ete warcraft 3 sur ma bite".
Ceci est bien evidemment l'anti-corollaire de "femme qui rit, a moitie en train de te pepom", expression largement repandu chez les djeunz de cite. Mais ici, il faut bien le dire, une japonaise qui rit est juste polie. Je ne peux qu'illustrer mon propos par une experience vecue (oui je suis ici depuis peu de temps mais mon aptitude a mongoliser s'est exponentiellement developpee depuis que j'ecoute de la jpop, donc les conneries s'enchainent).
Apres un (fameux) cours de japonais, il convient de parfois se retrouver entre etrangers et quelques professeurs du cours (les cours de japonais sont donnes par des benevoles qui peuvent etre soit vieilles -non evoquees ici bien que tres marrantes-, soit jeunes et mignonnes -il faut aimer le style japonais, cela va de soi-) dans un restaurant. Ce soir la c'etait dans un isakaya (restaurant japonais traditionnel). Parlons un peu avant d'entrer dans le coeur du sujet de theorie de la blague, si cher a notre ami Guy Montagne.
Chaque personne rit plus ou moins pour des choses assez specifique. Cependant, nous pouvons etablir qu'il existe des vannes qui sont statistiquement susceptibles de marcher. Ces premieres vannes sont les vannes de sonde ou d'ancrage. Par exemple, dire "bite" ou "vomi" dans une conversation tenue par des eleves ingenieurs marchera avec un taux de reussite de 95%. Mais il se peut que vous tombiez sur les 5%, et la, les blagues sont a bannir ou vous serez automatiquement passe de "c'etait une vanne accidentelle" a "ah oui mais en fait il est bien lourd lui". Nous pouvons effectuer un algorithme d'essais successifs sur les registres de blagues afin de reperer le positionnement drolesque de chaque personne. Evidemment, les resultats de cet algorithme seront utilises en fonction de la cible que vous avez choisie.
Faites vous le lien ? Je l'explicite de suite : l'algorithme d'essais successifs ne peut pas marcher avec les japonaises car elles rigolent pour tout. Generalement meme, lorsqu'elles ne rigolent pas, c'est que vous avez atteint le summum maximal de la lourditude (appele stade de Yannick Zicot -le presentateur de l'emission La Kaz sur Canal+ -).
J'ai lance une blague dite grasse level 1 (une allusion) et la blague a "marche". Passant toujours au stade superieur et completement enflamme par ce succes humoristique que je pensais acquis, je m'enfoncais en fait dans ce stade de non-retour ou on repete plusieurs fois la "blague a succes", croyant forger une certaine complicite avec la cible...
La soiree se passe et touche a sa fin. En sortant du restaurant, David (un francais bien sympa) me dit texto "bah si tu voulais t'en faire une ici, maintenant c'est completement mort". Tombe des nus suite a cette remarque dont je ne comprenais pas la raison (enfin plus ou moins), il m'explique que la japonaise se marre pour tout, et surtout, si les japonaises se marrent entre elles, c'est generalement dans un but moqueur. "Ah. Bon. Ok. Bah c'est pas grave, au moins je me suis bien marre". Les autres francais aussi. "French lover" mon cul.
J'espere que vous ne ferez pas les memes erreurs que moi (je ne pense pas, j'ai quand meme ete bien lourd, et je presuppose la presence d'une certaine intelligence de mes lecteurs). Et je concede aussi qu'en fait, c'est lourd sur tous les continents. Mais comme on dit : "l'erreur ce n'est pas l'erreur. L'erreur c'est de recommencer" et il fallait bien que je raconte un episode "pertinant" de ma vie.

Aujourd'hui vendredi 20 mai, c'est le jour de la paye : je peux enfin jouir de mon premier salaire "durement" merite dont la moitie va deja partir ce week-end dans l'achat d'un appareil photo numerique ainsi que d'une guitare. Et non, je ne testerai pas ce mois-ci les maisons closes et les "snacks" (prenez cette fois-ci le sens japonais du terme).

Petit cours de japonais : pour dire "vagin" (grassierement dit "chatte" par la masse populaire que nous constituons) on dit "manko". Et pour dire "mangue", c'est "mango". Vous noterez la ressemblance sonore des deux mots qui peut etre generatrice de blagues. Oui, c'etait bien cette blague qui m'a acheve a l'isakaya.

En attendant, je vous souhaite un bon vendredi et prenez soin de vous : le week-end est proche.


PS : oui je sais je mets beaucoup de parentheses et de guillemets, et jamais d'accent (pour ce dernier je n'ai helas pas le choix).

jeudi, mai 19

Tiens mais ca sent le week-end non ?

Vous savez, il arrive dans la vie de tout homme (et de toute femme j'ose esperer), ou les obligations biologiques arrivent au moment les moins pratiques. En un mot comme en cent : c'est quand ca fait le plus chier qu'on veut faire caca. Apres cette douce note de poesie directement inspire du Pere Goriot, je m'en vais vous illustrer ce corollaire de la loi de Murphy.
Vous avez sans doute entendu parler de ces toilettes hi-tech que tous les japonais ont au Japon et qui vous rincent les tendres parties tout en pensant a delicatement souffler sur votre intimite une fois le travail effectue. Et bien demystifions ce phenomene sanitaire fashion : a la maison, on a des toilettes normales. Rien de special, et oui, c'est fort regrettable. Mais ou trouve-t-on ces gadgets sanitaires alors ? Et bien au bureau. Le probleme principal dans l'utilisation de ces toilettes est que tout est marque en japonais, et on se sait pas trop si les boutons sont disposes sequenciellement (probablement) et lequel est le premier (les petits dessins fort amusant ne sont pas si explicites que ca). Pour expliciter un souci pouvant survenir : cela m'ennuierait assez d'etre seche avant d'etre rince. Je n'expliquerai pas plus pourquoi mais je fais appel a votre reflexion (pourquoi pas hein) pour que vous compreniez le mal a l'aise que cela pourrait provoquer dans mon slip. Tout simplement, quand on ne veut pas etre confronte a des reflexions einsteiniennes a ce sujet, on se dit juste "bon ben je ferai ca chez moi quoi". Mais la vie n'est pas aussi simple petit anakin, et une fois que tu auras pecho amidala tu verras que la vie te reserve bien des surprises. Des surprises dont on se passe bien. C'etait il y a 2 semaines, je ne sais plus quel jour (je ne tiens pas de calendrier sur ce genre de choses) ou a 14h, une envie pressante et lourde m'assaille (pareil, j'adore ce mot que je ne comprend qu'a moitie) et je n'ai pas d'autre choix que d'y aller. Heureusement qu'il n'y avait personne, je deteste me faire remarquer pour avoir genere des bruits si embarassant (on a la classe ou on l'a pas). Et lorsque je rentre, quelqu'un d'autre rentre dans la cabine d'a cote. Ma discretion aurait fait palir un ninja d'ailleurs. Bref. Une fois qu'il a fini sa petite affaire, je n'entend non pas des petits bruits caracterisant un processus de nettoyage fessier, mais directement une grosse chasse d'eau ! Alors la, je me dis "ahhhhh cool il y a qu'a appuyer directement sur le bouton chasse d'eau !". Mais il fallait le trouver. Apres avoir cherche pendant 10 minutes quel dessin correspondait a un mini-tsunami dans les WC tout en ayant affreusement mal au ventre, je me suis dit "eh mais si ca se trouve, il n'y en a qu'a cote". Donc teleportation, et la je vois exactement le meme bordel. Apres encore 5 minutes de recherche je vois derriere le "dossier" une enorme manche pour tirer la chasse. Et oui, fallait pas chercher un bouton pose sur le reservoir de la cuvette parce que le reservoir est planque je ne sais pas ou. Je n'ai pas a rappeler que j'attendais d'avoir trouve la chasse d'eau avant de me lancer dans quelque procedure biologique. Pour le papier toilette il y en avait partout.

Apres ce formidable episode de "je raconte ma vie de merde comme d'autres racontent comment ils ont vecu loft story", des nouvelles du cours de japonais : bah en fait il y a pas eu de jeux debiles. J'en ai eu qu'une fois et je pense que c'etait pour appater le client. Les boules... Mais on a eu droit a une chanson choregraphie. La choregraphie etait assez simple et je les soupconne d'avoir pique ca a des institutrices de maternelle, puisqu'on faisait pareil a l'epoque ou on savait pas lacer nos pompes (on est par deux et on tape dans les mains de l'autre en rythme blablabla).
Ensuite nous sommes alles manger un ramen a Yamato Saidaiji et c'etait vraiment bon. Et la, une petite anecdote qui n'est pas la panacee mais on s'est bien marre quand meme (ne vous attendez pas a une chute de ouf, il n'y en a pas). Un francais qui a bien fait de nous donner le conseil suivant : "si vous avez encore faim, ne finissez pas la soupe, le supplement de nouilles est vraiment mais alors vraiment pas cher", a cru bon de mettre en application son propre conseil. Avec un japonais bricole, il a reussi a communiquer quelque chose a la serveuse. Sauf qu'elle n'a pas compris "un petit refill svp" mais "je peux avoir la meme chose svp ?". Voila.

Maintenant un petit cours de japonais. Vous savez comment on dit "3 personnes" en japonais ? on dit "sanpi". Et bien pour dire "partouze" c'est le meme mot.

A plus les gens, "love from Kyoto" et prenez soin de vous.

mardi, mai 17

Enfin un visu

Enfin un visu

Voici une photo prise lors de mon premier cours de japonais. On notera que personne n'est bourré.

Mardi c'est japonais !

Le week-end (vive les supers week-ends c'est comme ca qu'on les aime blablabla) dernier s'est merveilleusement bien deroule. Samedi je suis alle a Osaka pour manger les meilleurs sushis du monde et c'etait 100 yens le sushi (divisez par 20 pour avoir le tout en franc). Le resto etait bien classe, on a mange au comptoir avec le cuisinier qui fait ca sous nos yeux. En fin de compte ca a pas l'air si dur que ca de faire des sushis tant qu'on a le bon poisson, mais si je continue dans ma voie, la mafia des sushiman fans de Jean Reno va me tomber dessus en tentant de refaire le remake de Leon mais avec mes tetons (salut Caro).

Apres ce passage oblige pour un touriste, il va de soi d'observer quelques petits details qui ne manqueront pas de vous faire sourire si vous etes un peu debile (oui je me suis roule par terre) .
En flanant sur le chemin pour aller au restaurant, il y avait un magasin qui s'appelle Furla (j'ose esperer que cela ne fait pas rire que moi).
Nous avons pris un verre dans une sorte de "bar" (les bars n'existent pas au Japon) qui s'apparentait a un snack (j'utilise le sens anglais du terme, puisqu'ici, un snack veut dire "bar a putes") a l'ambiance jamaicaine. Vert, jaune et rouge coloraient le decor estampille de representations multiples de feuilles de canabis, chose qui peut preter a rire lorsque l'on sait que les tenantes des lieux (mignonnes, on se serait cru dans Coyote Girls mais avec moins de volume mammaire et sans musique americaine pour qu'elles dansent sur la table) n'en ont surement jamais pris (le probleme de la drogue est traite assez durement ici, si on vous choppe avec un pete c'est la tole je crois).
Cependant ce n'est pas plus mal, et comme a l'habitude ici, les gens sont toujours extremement courtois et reellement respectueux. Pour rejoindre le debat avec notre ami non transgenre, je ne sais pas si cette courtoisie est sincere ou forcee : ici c'est completement culturel d'accueillir les gens de cette maniere, de ce fait, l'habitude empiete peut-etre sur l'envie, je ne sais pas trop. On ne regrettera pas ce fait, on se fait vite a cette agreable politesse. Je pense que cela reste sans reponse car on ne peut pas betement generaliser un tel trait de caractere : beaucoup de gens s'arreteront dans la rue pour vous aider si ils voient que vous etes perdus avec une carte de la ville. A l'inverse, si vous etes perdus et que vous demandez votre chemin, peu de gens s'arreteront. C'est comme partout en fait. En meme temps j'ai effectue le test a Osaka ou les gens sont toujours au taquet.

Dimanche, nous sommes alles a Kyoto pour le Aoi Matsuri, qui est une procession a travers toute la ville comme on peut le voir dans les films. Le peu que j'ai vu etait assez beau, mais... je n'ai pas vu grand chose. Il y avait enormement de monde et si vous n'etes pas particulierement grand, vous ne voyez que les appareils photos se lever. D'apres ce qu'on m'a raconte, c'est la plus vieille ceremonie et c'est pour un truc du genre la fete du riz. Pour etre honnete j'ai oublie.
Pour tenter de voir quelque chose, nous avons effectue une feinte a la japonaise du genre "on reste scotche la 2 heures avant" et nous avons vu une sorte de course de chevaux a l'ancienne. Enfin ils etaient lances chacun leur tour et on notera dans les photos que j'uploaderai lorsque cela marchera, que certains avaient beaucoup plus de style que d'autres (il y avait ceux qui tracaient a mort, ceux qui allaient lentement et qui regardaient devant, puis ceux qui faisaient des "pour toi public").
Ensuite nous sommes alles au Onsen qui est une source thermale. Personnellement je n'ai pas suivi les autres dans leur repos aquatique, et j'ai dormi a l'accueil.
Nous avons fini la soiree dans un Yakiniku qui est un peu la course a la viande. Je m'explique. Pour 2000 yens vous avez un barbecue a volonte pendant 90 minutes. Et ici ils se foutent pas de votre gueule. C'est pas du genre "euh s'il vous plait un autre plateau" "hmmm... ouiiiii ouiiiiiiii j'arriiiiive... la la la", mais plutot les plateaux de viandes 2 par 2 alors qu'on a pas fini les precedents.

Hier  rien de special a part la mise a jour des blogs et que je me suis fait une demi boule a zero (tres court, et non, pas juste la moitie du crane). D'ailleurs pendant 5 minutes j'avais une nuque a l'allemande et j'ai failli me prendre en photo mais mon slip etait trop fout la honte pour que je persiste dans ce sentier de l'anti-gloire.

Et ce soir c'est cours de japonais ! Et vu que Frederico (un italien) part vendredi, c'est farewell party. Donc jeux debiles et bontempi a souhait. J'ai hate d'y etre.

En attendant, prenez soin de vous.